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La notion d’intérêt général peut varier selon le pays par rapport aux intérêts particuliers.

En France l’intérêt général est compris comme la ‘volonté générale’ du plus grand nombre. A titre général, il n’est pas admis, bien que l’on note depuis quelques années une évolution sur ce point, que les groupes d’intérêts (lobbies) puissent tenter d’influencer les représentants de la Loi (les parlementaires).

Bref, faire en sorte que l’intérêt particulier soit toujours contraint de céder à l’intérêt général pour l’avantage de tous et que les coalitions d’intérêts soient réduites voir abolies.

Cette volonté est-elle applicable dans l’évolution de nos sociétés démocratiques représentatives ?

Les contestations permanentes vis-à-vis des représentants Elus, des corps intermédiaires, des institutions en place qui sont les moteurs même de la démocratie, par des groupuscules ou des minorités agissantes en se faisant valoir ou prévaloir des vertus de la démocratie participative et/ou de bienveillance en jouant sur les leviers de la solidarité et autres actions de cœur que personne ne peut contester tellement elles reposent sur des valeurs d’humanisme, ébranlent les fondamentaux même de la démocratie représentative.

Or, en démocratie c’est normalement le peuple qui décide et non les organisations ou autres qui devraient traduire dans leurs actes la volonté du plus grand nombre afin de tendre vers l’intérêt général.

Dans le même ordre d’idée, qu’en est-il des intérêts privés vis-à-vis de cette notion d’intérêt général ?

L’intérêt particulier se caractérise par le souci de ce qui va dans le sens qui est favorable, qui constitue un avantage personnel et en particulier un attachement exclusif à l’argent. C’est agir par intérêt.

C’est vrai dans le domaine économique, social, politique…

Mais, c’est aussi vrai pour les individus qui agissent pour obtenir un avantage personnel de la part, soit d’un autre individu, soit d’une institution publique ou privé.

Dès lors, comment converger vers l’intérêt général  et faire en sorte qu’il soit de l’intérêt de chacun d’être vertueux, notamment pour ceux qui exercent des fonctions électives donc publiques, lesquels doivent en toute circonstance rester exemplaire.

L’éducation, le savoir et le droit à travers les lois qui organisent la vie collective des membres d’une société en fixant les limites d’actions des individus qui la compose compatible avec l’ensemble des libertés de tout un chacun, ne peut que les aider à converger vers l’intérêt général.

Les contrepouvoirs que peuvent être les institutions, les corps intermédiaires, les médias, mais aussi malgré les effets pervers, les réseaux sociaux, sont autant de garants pour réduire les comportements incompatibles avec l’intérêt général

En fait, cette notion d’intérêt général est vaste et complexe. Ainsi, ne pourrait-on pas dire que l’addition des intérêts particuliers peut aussi conduire à l’intérêt général ?

Vaste sujet de réflexions où tout concourt à sacrifier l’intérêt général au profit de l’intérêt privé/particulier tant les enjeux individuels peuvent primer sur toute autre considération en rapport avec la déontologie, la morale, le respect d’autrui.

 

Le 9 septembre 2019 – GB

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