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Une des délibérations du Conseil Municipal du Mercredi 11 décembre concernait la vente d’un délaissé de terrain communal enclavé. Il s’agit d’une parcelle située au Lieu-dit Pujeau Mongrand d’une surface de 145m2. Dans le cadre des échanges de terrains qui ont eu lieu afin de permettre la construction de l’EHPAD Les Pilets, la Commune est restée propriétaire de cette parcelle. Aujourd’hui, les riverains entourant ce terrain ont clôturé et l’entretien de cette propriété communale est devenu impossible. Maintenant elle est donc inaccessible et envahie par de hautes herbes.

Pour solutionner la situation des riverains qui subissent les désagréments liés à ces difficultés, ils ont fait connaître leur intérêt d’acquérir ce terrain qui jouxte leur propriété. La commune n’ayant aucun intérêt à conserver cette parcelle, une estimation a été demandée au Pôle d’évaluation domanial qui a rendu un avis sur sa valeur vénale. Compte tenu des caractéristiques du terrain et de l’état actuel du marché de l’immobilier, la valeur a été estimé à 2190€ soit une valeur de 15€ le m2. L’avis du domaine conclu qu’une marge de négociation de 15% est possible.

Il s’agit seulement d’une estimation. Le marché de l’immobilier est déterminé par l’offre et la demande. Un terrain enclavé, inaccessible et non constructible ne permet pas d’espérer beaucoup d’offres d’achat. Ainsi, la commune a dû délibérer pour une proposition d’achat faite par un riverain à hauteur de 1500€, c’est à dire 300 euros de moins que l’estimation basse proposée par le Pôle d’évaluation domanial.
Cette situation n’a pas échappé à la vigilance sans faille de la chef de file de l’opposition. Elle paraissait outrée par cette perte sèche de bénéfices pour la commune (300€), en argumentant que l’intérêt général doit prévaloir sur l’intérêt particulier et il aurait été plus intéressant pour la commune de vendre cette parcelle à un prix plus élevé. Pourquoi pas, sans voir aucune malice dans son intervention… Mais le bât blesse avec sa vision de l’intérêt général quand elle prétend qu’il valait mieux laisser cette parcelle inaccessible et abandonnée au milieu des habitations et des jardins privés plutôt que de la céder à un riverain sous prétexte que la commune allait perdre 300€.

La candidate déclarée aux municipales a donc une conception très personnelle de l’intérêt général. Nous avons plutôt la certitude qu’en acceptant cette offre, l’intérêt général et l’intérêt particulier ont trouvé un point de concordance, pour la meilleure gestion d’une situation.

Chercher la faille, la petite bête ou la virgule qui manque dans chaque délibération uniquement pour trouver quelque chose à dire afin d’apporter la contradiction, n’est pas  constructif pour l’intérêt général.

Enrique ONATE

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