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Le maire et son conseil ont accueilli les nouveaux arrivants au cours d’une réception très conviviale. L’occasion de raconter Biganos.

Vendredi dernier, le maire de Biganos, Bruno Lafon, a présenté les élus du conseil municipal et une grande partie des services communaux à l’occasion de l’accueil aux nouveaux arrivants. Il a raconté aux ‘nouveaux comment est née Biganos, comment la commune s’est développée, « un territoire dont les habitants ont su tirer partie, notamment grâce à l’argile qui compose la célèbre briquette de Biganos. Briquette qui a fait l’image de la ville d’Hiver d’Arcachon ». Et le sable pour la verrerie. « Biganos, c’est aussi la première unité de papier Kraft d’Europe, car il y avait de l’eau et des forêts. »

Le maire a également largement détaillé tous les services présents au coeur de la commune : éducation et petite enfance et ses modes de garde, la culture qui a fait le choix de la proximité, de la diversité et de la qualité, le sport avec ses associations et ses vingt infrastructures, les diverses manifestations communales et surtout l’économie et l’emploi et le développement des zones commerciales… « L’objectif est de permettre aux habitants de faire leurs courses à proximité de chez eux et les 900 emplois induis participent au dynamisme communal. » Sans oublier la ZAC du centre-ville, la halle couverte et le pôle multimodal. « Biganos est la troisième commune du Bassin après Arcachon et La Teste, avant Andernos », a-t-il expliqué.

Le maire a également rappelé les divers aménagements qui seront réalisés sur la commune dans les semaines, les mois ou les années à venir : les divers ronds-points, la ZAC du centre-ville, les deux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), des logements sociaux, etc.

Bruno Lafon s’est aussi dit très attaché aux traditions locales, comme la chasse qui régule le gibier pour protéger la forêt.

La dépêche du Bassin article du 08/12/2011

« Je suis heureux que le préfet soit là et qu’il y ait autant de monde pour l’inauguration de la halle », a dit Bruno Lafon, dimanche matin. Et au-delà des usagers du nouveau marché de Biganos, il est évident que l’édile faisait référence à tous les élus locaux pressés autour de lui. Et de Patrick Stefanini. Des visages que les Boïens n’avaient pas forcément l’habitude de voir chez eux.

D’une pointe à l’autre du Bassin, c’est en effet Michel Sammarcelli (Lège-Cap-Ferret, ex-UMP), Philippe Pérusat (Andernos-les-Bains, UMP), Christian Gaubert (Lanton, conseiller général PS), Nathalie Le Yondre (Audenge, candidate PS aux législatives), Jacques Chauvet (premier adjoint à Gujan-Mestras, conseiller général UMP), Jean-Jacques Éroles (La Teste-de-Buch, UMP), Yves Foulon (Arcachon, candidat UMP aux législatives) ainsi que Michel Daverat (conseiller régional d’Europe Écologie – Les Verts) et bien entendu Jean-Pierre Hamon, le sous-préfet, qui avaient fait le déplacement.

Si d’aucuns en doutaient, la campagne bat son plein.
Au rayon de la proximité
« Cette halle faisait partie de notre projet municipal de recréer une centralité pour la ville », a expliqué le maire en rappelant que cela faisait vingt-cinq ans qu’il n’y avait plus de vrai marché à Biganos. « Un marché dans une ville est essentiel pour échanger, rencontrer. » Insistant sur le choix de producteurs locaux, Bruno Lafon a aussi tenu à mettre les points sur les i en ce qui concerne la grande distribution et les enseignes commerciales qui ont fleuri dans la ville.

« On m’a souvent accusé d’être le chef de rayon de grandes surfaces […] Le marché n’est que le début de ce que nous avons programmé. » Et de citer la zone d’aménagement concertée de Facture et l’aménagement des routes départementales.
L’agora de Biganos
Soulignant pour sa part la « bonne humeur » perceptible dans le marché, le préfet Patrick Stefanini a estimé que Bruno Lafon avait gagné son pari de redonner un espace central à la commune. Et de qualifier l’équipement de « remarquable ». « Nos concitoyens retournent vers le commerce de proximité, le modèle de la grande distribution s’essouffle », a-t-il affirmé en expliquant qu’avec Internet « on avait tous les marchés du monde à la maison ». « Mais le marché n’est pas seulement un acte d’achat ou de vente, c’est un lieu d’échange et de rendez-vous, de discussion des affaires de la commune. » Se référant à la Grèce antique, le préfet a estimé que Bruno Lafon reconstituait à Biganos l’agora. Rien que ça. Assurant ensuite le maire et président de la Communauté de communes du Nord-Bassin (Coban) de la présence de l’État à ses côtés pour réaliser ses projets, le préfet n’a pas manqué d’évoquer la grande intercommunalité. « L’État aurait souhaité que vous alliez encore plus loin… Il respecte votre choix et apprécie votre esprit de coopération. » Des sourires se sont discrètement dessinés sur les visages des élus. Dans cette agora boïenne, les stratèges et tribuns du moment ont en effet, dimanche matin, joué la carte de la politique. Plus que celle des fruits et légumes.