C’est une pépite cette histoire !
Le parc Lecoq, ce poumon vert de Biganos où l’on adore flâner, pique-niquer et faire la fête, a une origine bien plus surprenante qu’on ne l’imagine. Figurez-vous que ce joyau, nous le devons à… un Bordelais !
Le pari fou d’un visionnaire
Revenons en arrière. En 1827, un certain monsieur Olivié — Bordelais de naissance, mais pardonnons-lui cette origine — arrive à Biganos avec une idée novatrice :
y
créer une verrerie. Son projet ? Produire du verre blanc et du verre vert, profitant de l’abondance locale de sable et de bois. Il obtient même une autorisation royale pour implanter son usine à Capsus.
À cette époque, on le prenait sans doute pour un doux rêveur venu risquer sa fortune au fond des bois. Et pourtant…
De la prospérité à l’héritage inattendu 
Pendant des décennies, l’usine d’Olivié a tourné à plein régime, embauchant et soufflant du verre en continu. Bouteilles, bocaux, flacons… tout ce qu’il fallait pour approvisionner les caves de Bordeaux, elles aussi bien fournies en savoir-faire !
Puis, comme beaucoup de belles histoires industrielles, la flamme s’est éteinte. Le coût du bois a grimpé, le charbon a fait son apparition, et la concurrence a eu raison de cette entreprise florissante.
Le legs inestimable du parc Lecoq
Cependant, Olivié avait eu la bonne idée de construire sa maison de maître au cœur du site, l’entourant d’arbres exotiques et d’un parc somptueux.
Un brin mégalomane, certes, mais aussi incroyablement visionnaire. Cette demeure existe toujours, et après avoir été transmise à la famille Lecoq, c’est Madame Lecoq elle-même qui en a fait don à la commune en 1975.

Le résultat ? Un magnifique parc public de 4 hectares, abritant aujourd’hui des tulipiers de Virginie, un séquoia (aujourd’hui disparu mais transformé en arbre à sons), et des générations entières de Boïens qui en profitent pleinement. 
La morale de l’histoire
Ainsi, Biganos doit son plus beau parc à un Bordelais… et à une usine disparue. Comme quoi, l’industrie peut parfois laisser de beaux héritages.
Et derrière chaque jogging dominical, chaque pique-nique estival, ou chaque bougie du Marché de Noël dans ce lieu emblématique, se cache l’histoire d’un souffleur de verre et un sacré coup de chance historique.


Alors la prochaine fois que vous profiterez de ce havre de paix, ayez une pensée pour ce Bordelais visionnaire et pour l’héritage inattendu de l’industrie. Comme quoi, l’histoire de Biganos réserve bien des surprises et que même un passé industriel peut se transformer en un cadeau précieux pour les générations futures !
Pierre Jean G.

















